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Dans sa maison familiale de Cortambert qu’elle est en train de rénover, Lison Chougny a fait le choix d’être sa propre patronne. « Ce n’est pas seulement un statut mais un mode de vie différent », explique-t-elle du haut de ses 24 ans. Après avoir fait sa scolarité à Cluny, la jeune femme entreprend des études dans l’industrie, conciliant les matériaux et les arts appliqués, à Chambéry. Elle poursuit sa route en licence professionnelle intitulée Gestion de projet d’innovation. À la fin de son alternance, elle décroche un contrat à durée indéterminée (CDI) dans l’entreprise qui l’a formée. Au total, elle y travaille un an, avant de revenir aux sources, chez elle, à Cortambert.

Un an de CDI dans l’industrie

« Rapidement, j’ai voulu faire autrement. Je suis restée six mois à temps plein, puis j’ai décidé de passer à temps partiel. » Ses horaires sont revus à la baisse, car Lison Chougny a comme ambition de créer sa propre société de création graphique. « Elle a vu le jour en février 2018, il y a tout juste un an. Les premiers mois, j’ai jonglé avec mon travail dans l’industrie, témoigne-t-elle. L’idée était de ne pas avoir la pression du chiffre trop tôt et d’avoir un filet de sécurité. »

Une fois les dés lancés et ses premiers clients démarchés, la jeune fille démissionne de son CDI. « Je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. Et il faut savoir prendre des risques dans la vie ! J’aurais pu opter pour une rupture conventionnelle ou me faire licencier, mais j’ai préféré réduire mon temps de travail et partir ensuite. »

Pour mettre sur pied sa société, baptisée Creation’L , l’investissement est minime. Son outil de travail repose sur un ordinateur et une connexion WI-FI. Elle a aussi fait le choix de sauter la case de l’auto-entreprenariat au profit d’une SARL pour gagner en crédibilité. « Je me suis laissé trois ans pour pouvoir en vivre, confie-t-elle. Mon premier exercice n’est pas encore réalisé. Mais mon entreprise a bien démarré. » Ses clients sont autant du secteur que de Rhône-Alpes. « J’ai eu mes premiers contacts via mon réseau professionnel à Chambéry. Maintenant, le bouche-à-oreille fonctionne, tout comme la communication sur les réseaux sociaux. Je commence à me faire connaître. Je peux travailler pour des clients dans tout l’Hexagone », lance-t-elle.

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